29.05.2007

César

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"César Baldaccini est successivement élève à l’Ecole des Beaux-arts de Marseille et à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris jusqu’en 1948 où il est formé aux techniques traditionnelles de la sculpture. Après sa scolarité, rompant avec les techniques académiques pour des raisons initialement économiques, il réalise ses œuvres à partir de ferrailles qu’il assemble au moyen de la soudure à l'arc. Ces sculptures, exposées pour la première fois en 1954, constituent la première exposition personnelle de César à la Galerie Lucien Durand à Paris.

Plus emblématiques de son œuvre, les Compressions sont réalisées à partir de 1958, tout d’abord en utilisant des plaques de métal indifférenciées, puis à partir de voitures qu’il compresse en blocs rectangulaires. Cette opération aléatoire qui efface la subjectivité de l’artiste au profit de l’anonymat de la machine, ainsi que la référence aux « ready-mades » de Duchamp quant au matériau de base de l’œuvre, font de lui un des protagonistes du Nouveau Réalisme à sa création.medium_césar-césars.jpg Toutefois, César maîtrise très vite la technique des Compressions, ce qui lui permet de diriger ses travaux, pour aboutir au célèbre parallélépipède remis à la cérémonie des Césars du cinéma.

medium_césar_compresion2.jpgParallèlement aux Compressions, César, au cours des années 60, revient à la technique du bronze pour réaliser des figures humaines ou bien des parties du corps humain, comme le Pouce.
En contrepoint aux Compressions, il réalise en 1967 sa première Expansion : il s’agit de laisser librement se répandre une mousse de polyuréthane qui se solidifie rapidement. "

Arman

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"Armand Fernandez entreprend des études artistiques à l’École des arts décoratifs de Nice en 1946, puis à l’École du Louvre, à Paris, de 1949 à 1951. Entre temps, il se lie d’amitié avec Yves Klein, rencontré dans un cours de judo : celui-ci introduit Arman auprès du critique Pierre Restany pour former le groupe des Nouveaux Réalistes en 1960.

medium_arman_cachet.jpgSes premières peintures, les Cachets, composent des images abstraites à partir d’empreintes d’objets trempés d’encre, jusqu’au jour où il prend conscience que l’objet lui-même peut être encore plus signifiant que son image ainsi reportée.

C’est le début de son travail d’Accumulations qui rassemble de grandes quantités d’objets identiques fondus dans du plexiglas. L’accumulation préside au principe de la série des Poubelles, dont certaines parviennent à assumer le rôle de portrait, par exemple celui d’Yves Klein, personnalisé par la présence d’objets bleus.medium_arman-accumulations.2.jpg
Ce procédé de l’accumulation de déchets est porté à son paroxysme lors de l’exposition du Plein, à la Galerie Iris Clert en 1960 : toujours très proche de son ami Klein, Arman répond ici à l’opération du Vide, exécutée dans la même galerie, deux ans auparavant.

medium_arman-colères.jpgParallèlement aux Accumulations d’objets quotidiens, et à la constitution d’une vaste collection d’art africain, une autre démarche artistique est associée au nom d’Arman : les Colères, actes de vandalisme souvent exécutés en public dont les reliques sont rassemblées pour constituer un tableau.
Depuis les années 70, l’art d’Arman s’illustre par la réalisation de sculptures monumentales, comme Long Term Parking, réalisée en 1982 pour le parc de la Fondation Cartier de Jouy-en-Josas, œuvre composée de soixante voitures empilées dans une gangue de béton."
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texte tiré du site du Centre Georges Pompidou

Yves Klein

medium_yvesklein.2.jpg"Il naît le 28 avril 1928 à Nice, de parents tous deux artistes.
Il peint spontanément depuis son adolescence, à l’occasion d’un de ses premiers coursde judo, il rencontre Armand Fernandez, le futur Arman. En 1952, il part se perfectionner au Japon où il devient ceinture noire, quatrième dan, grade qu’aucun Français n’a atteint à cette époque. De retour en France, la Fédération Française de Judo lui refusant d’enseigner, il ouvre, en 1955, sa propre école qu’il décore de monochromes, mais qu’il est contraint, pour des raisons financières, de fermer l’année suivante.

Parallèlement au judo, Yves Klein découvre en 1947 la mystique des Rose-Croix. Les monochromes qu’il peint deviennent, pour lui, des objets de culte. Il lit régulièrement la Cosmogonie, texte fondateur de l’ordre de Max Heindel. Cet ouvrage enseigne la connaissance par l’imagination, considérée comme la plus puissante des facultés humaines. Aussi, lorsqu’en 1958, Klein lit L’Air et les Songes, du philosophe Gaston Bachelard, il y décèle un écho à sa propre pensée.

C’est à partir de 1955 que Klein présente ses travaux dans un cadre artistique : il expose au Club des solitaires de Paris des monochromes de différentes couleurs, sous le titre Yves, peintures.

En 1957, il entame son "époque bleue", choix de couleur confirmé par son voyage à Assise où il découvre les ciels de Giotto. Il reconnaît en lui le véritable précurseur de la monochromie bleue medium_monochromebleu.jpgqu’il pratique : uniforme et spirituelle. Klein met radicalement en œuvre cette monochromie bleue qu’il perçoit chez Giotto, notamment grâce à la texture si particulière de sa peinture qui fait l’objet d’une formule originale, validée en 1960 par l’Institut National de la Propriété industrielle : cette peinture est ce qu’il appelle l’IKB (International Klein Blue). Dès lors artiste de renommée mondiale, il participe à la fondation du Nouveau Réalisme avec notamment Restany et Arman, tout en poursuivant ses recherches personnelles."

Au même moment, il réalisera de nombreuse antropométrie : medium_anthropométrie.2.jpgdes corps de femmes enduites de peinture, qui s'appliqueront sur une toile. Il la désignait comme la "technique des pinceaux vivants".

"Mais les monochromes bleus ne sont qu’un aspect de son travail qui se déploie à travers différentes techniques. A partir de 1960, Klein utilise l’or, le feu, et met en place des œuvres rassemblant une trilogie de couleurs bleue, or et rose. En 1961, il réalise un ex-voto en forme de triptyque qu’il dédie à Sainte Rita ; il organise la même année une exposition en Allemagne, à Krefeld, où il répartit les trois couleurs dans l’espace ; il les utilise pour les faire-part de son mariage avec Rotraut Uecker en janvier 1962 qu’il métamorphose ainsi en œuvre d’art.

Il meurt d’une crise cardiaque en juin 1962. "

texte tiré du site du Centre Georges pompidou

Niki de Saint Phalle

Une courte biographie...
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Née en France, elle a suivi sa famille aux Etats-Unis suite à un krach boursier. Elle débute sa carrière artistique, encouragée par le peintre Hugh Weiss. 'Les tirs', performances durant lesquelles des spectateurs sont invités à tirer à la carabine sur des poches de couleur, éclaboussant ainsi des assemblages de plâtre, la rendent célèbre. Elle intègre alors le cercle des 'nouveaux réalistes', jouant le rôle de médiatrice entre les avant-gardes française et américaine. Elle crée des ex voto, puis des 'Nanas', femmes plantureuses et colorées en grillage, papier mâché et polyester. Ses oeuvres plus tardives comme la 'Fontaine Igor Stravinski' à Paris, le 'Jardin des Tarots' en Toscane, ou les 'Meta-Tinguely' en hommage à son mari disparu, mêlent poésie et humour, esprit du jeu et angoisse. Engagée dans l'association AIDS, Niki de Saint Phalle succombe à une maladie respiratoire liée aux vapeurs toxiques inhalées durant la préparation de ses oeuvres.

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Niki en train de tirer sur ses poches de couleur
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Portrait de mon amour, 1961 (résultat du tir)